Rachat de trimestres 2026 : coût, rentabilité et mode d'emploi

Il vous manque quelques trimestres pour partir à taux plein ? Le rachat de trimestres peut combler ce manque — mais à quel prix et est-ce vraiment rentable ? On fait les calculs.

Qu'est-ce qu'on peut racheter ?

Le rachat de trimestres (ou « versement pour la retraite ») permet de valider rétroactivement des périodes non cotisées : années d'études supérieures (dans la limite de 12 trimestres) et années incomplètes où vous n'avez pas validé 4 trimestres. Depuis la réforme, il est également possible de racheter des trimestres liés à certaines périodes de chômage non indemnisé.

Le coût en 2026

Le tarif du rachat dépend de votre âge et de votre revenu. Pour un salarié gagnant 35 000 €/an, le coût d'un trimestre est d'environ :

L'option « taux et durée » (qui améliore à la fois le taux de liquidation et la durée d'assurance) coûte environ 30 à 40 % plus cher mais est généralement plus rentable.

Comment calculer la rentabilité ?

La formule est simple : divisez le coût du rachat par le gain mensuel de pension qu'il procure. Si racheter 4 trimestres vous coûte 20 000 € et augmente votre pension de 80 €/mois, vous récupérez votre mise en 250 mois (21 ans). À 60 ans, le point d'équilibre serait atteint à 81 ans — soit l'espérance de vie moyenne. Le rachat est rentable si vous avez une bonne espérance de vie ou si vous souhaitez partir plus tôt.

L'avantage fiscal à ne pas négliger

Les sommes versées pour un rachat de trimestres sont déductibles du revenu imposable l'année du versement. Pour un contribuable à la tranche marginale de 30 %, un rachat de 20 000 € coûte réellement 14 000 € après économie fiscale. Cela change radicalement le calcul de rentabilité.

Simulez votre situation

Avant de décider, utilisez le simulateur retraite pour estimer l'impact exact de trimestres supplémentaires sur votre pension, puis comparez avec le coût du rachat demandé par votre caisse de retraite.