Titres de créance émis par un État ou une entreprise : l'investisseur prête de l'argent contre un intérêt (coupon) et le remboursement à l'échéance. Classe d'actifs moins volatile que les actions.
Une obligation est un prêt titrisé : en l'achetant, vous prêtez à un État (OAT françaises, Treasuries américains) ou à une entreprise, qui vous verse un intérêt périodique (le coupon) puis vous rembourse le nominal à l'échéance. Le risque principal est le défaut de l'émetteur — quasi nul pour les grands États, plus élevé pour les entreprises fragiles (obligations « high yield »).
Le prix d'une obligation varie en sens inverse des taux d'intérêt : quand les taux montent, les obligations déjà émises (aux coupons plus faibles) perdent de la valeur, et inversement. C'est pourquoi même les fonds obligataires « sûrs » peuvent baisser, comme en 2022.
Dans un patrimoine, les obligations jouent le rôle d'amortisseur : moins rémunératrices que les actions sur le long terme, mais moins volatiles. On y accède le plus souvent via des fonds ou ETF obligataires, ou indirectement via le fonds en euros de l'assurance-vie, largement investi en obligations.