Retraite complémentaire : définition

Deuxième étage obligatoire de la retraite, versé en plus de la retraite de base : Agirc-Arrco pour les salariés du privé, Ircantec pour les contractuels publics, RCI pour les indépendants.

En France, la retraite obligatoire comporte deux étages : la retraite de base (CNAV, MSA, SSI…) et la retraite complémentaire. Contrairement à une idée reçue, la complémentaire n'est pas optionnelle : les cotisations sont prélevées automatiquement sur le salaire ou le revenu professionnel.

Chaque statut a son régime : Agirc-Arrco pour les salariés du privé (cadres et non-cadres depuis la fusion de 2019), Ircantec pour les agents publics non titulaires, RCI pour les artisans et commerçants, et des sections professionnelles (CIPAV, CARMF, CARPIMKO…) pour les libéraux. La plupart fonctionnent par points : les cotisations achètent des points, convertis en pension via une valeur de service.

Pour un salarié du privé, la complémentaire représente typiquement 25 à 60 % de la pension totale — d'autant plus que le salaire est élevé, car la base est plafonnée. L'estimer est donc indispensable pour connaître sa future retraite réelle.

La retraite complémentaire est-elle obligatoire ?

Oui. Pour tous les salariés et la plupart des indépendants, les cotisations aux régimes complémentaires (Agirc-Arrco, Ircantec, RCI…) sont prélevées automatiquement, au même titre que celles de la retraite de base. Elle ne doit pas être confondue avec la retraite supplémentaire (PER, article 83), qui est facultative.

Quelle part de ma pension vient de la complémentaire ?

Pour un salarié non-cadre, la complémentaire Agirc-Arrco représente environ 25 à 35 % de la pension totale. Pour un cadre dont le salaire dépasse le plafond de la Sécurité sociale, elle peut dépasser 50 %, car la retraite de base est calculée sur un salaire plafonné.